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Entreprendre,  Vie de maman

Partager ses moments difficiles et ses victoires !

Le tourbillon dans lequel je me suis retrouvée ces derniers mois…

Mais qu’est-ce que j’ai appris ? Comment j’ai surmonté les difficultés ? Pourquoi je me suis choisis ? De quoi je suis fière ?

C’était «rough»

Prendre la décision de ma sabbatique gouvernementale, c’était rough. Je pensais que c’était ça le défi. On m’a parfois dit que j’étais inspirante et parfois on m’a dit que j’avais un filet, que j’allais y retourner, bla bla bla.

Tsé quand tu es dans ta zone de confort tu peux te permettre de chialer du traffic, de ta routine plate, de ton collègue de travail démotivant, de tes tâches pas adéquates… j’en passe. Le jour où tu empruntes un chemin différent, que tu décides d’explorer de nouvelles possibilités ta perception change.

Les gens qui t’entourent ont un impact sur tes décisions que tu le veuilles ou non, le jugement de autres est gros comme une pelle. Qui ici peut se vanter de s’e foutre royalement ? entucas pas moi.

Éliminer les amitiés «poison»

Ça pourrait être temporaire que de s’éloigner de ces personnes qui vous atteignent. Ceux qui minent votre confiance en soi. Ceux qui vous parlent de LEUR insécurité en disant vous souhaitez de ne pas tomber de haut… pffff J’ai perdu des amitiés, j’ai volontairement mis de côté ces amitiés. Je me suis choisis. Je me suis donnée le droit de croire en moi et en mes ambitions. Un parcours différent ça brasse les gens autour de soi. Ça les oblige à se remettre eux aussi en question parce qu’ils te voient vivre des choses nouvelles qu’eux n’ont pas le «guts» de faire. Pour se justifier, ils vont dire que ce n’est pas leur style, que ce n’est pas pour nous froisser mais…. j’y vois de «bullshit».

Ma protection fut de m’en éloigner. Je n’ai aucun regret. Quand je regarde les amitiés que j’ai développé dans la dernières années, je suis ben fière d’avoir écouté mon feeling. J’avais besoin de bien m’entourer. D’avoir un réseau solide, motivant, avec des valeurs qui me ressemblent.

Assise à table avec mon laptop

Ce matin, il est comme les autres. Mon cadran a sonné à 6h05, j’ai snoozé ben oui ! J’assume. Mon grand de 10 ans est monté à l’étage tout en douceur (il aime faire la petite souris). Mon huit ans lui est monté tout enjoué, prêt à vivre une autre belle journée. J’ai préparé leur salade à maman tsé maman la meilleure c’est toi qui la fait (de la reconnaissance on aime!). J’ai géré deux trois accrochages #momlife. Je les ai regardé partir pour le bus. Et là, j’ai encore une fois pris un grand respire les yeux fermés pour me rappeler oh combien je rêvais il y a un an même plusieurs années de vivre ce moment que vis là. Cette vie que je me suis permise de m’offrir, de nous offrir à notre famille.

Une larme qui coule.

C’est elle que j’ai écouté me parler. Elle m’a montré le chemin alors que je devais, à la croisée des chemins, choisir entre la stabilité financière (la prison dorée) du gouvernement ou tout simplement mes valeurs, mes ambitions pour vivre pleinement entrepreneuriat avec ses hauts et ses bas.

J’étais virée à l’envers à l’idée de reprendre la routine grise dans laquelle j’étais plongée il y a bientôt 5 ans. Mes premières années comme fonctionnaire étaient parfaites. Je me sentais en sécurité, j’allais fondé ma famille, me frotter le bedon et bâtir une belle maison avec mon amoureux. Tout s’est bien passé. Puis, un jour, j’ai senti qu’il manquait quelques choses.

Rentrer au travail c’était plate, c’était pu motivant, y’avait pas de défis…

Ceux qui sont au gouvernement savent très bien qu’on ne change pas de postes facilement, qu’il faut des concours pour être sur des listes si jamais on a envie d’obtenir un poste plus élevé. Et moi ça, ça me brime dans mon évolution. Parce que quand tu as les compétences, que tu montre clairement que tu fais la job avec brio. Je ne vois pas pourquoi ça devrait être compliqué. Bon, j’ai compris que le favoritisme avait tout gâché un jour et que l’appareil gouvernemental a dû démontrer qu’il allait se tenir droit. Sauf qu’on a coupé trop au couteau. Fini la reconnaissance, fini le sentiment d’appartenance. Des barrières en veux-tu, en v’la.

Devant ces obstacles, je me suis remise en question. J’ai souhaité reprendre les études pour accélérer le processus. J’ai vite réalisé que ça serait pas plus simple pis que de m’endetter à 30 ans pour peut-être avoir un poste de professionnelle ou de cadre au sein de la fonction publique ben ça me faisait pas tant vibrer.

Cet accident-là

Je vais t’éviter les détails. Ce qui faut que tu saches c’est que le 18 juillet 2014, alors que je me questionnais beaucoup sur la route que j’allais prendre dans ma carrière, la vie m’a bousculée. Elle m’a mise à l’épreuve. J’ai eu sur ma route (belle ironie) un grave accident d’autocar dans l’État de New-York, et ce, accompagné de ma maman.

Mon petit Jacob avait 4 ans. Je me rappelle encore m’avoir dit après avoir passé tout près de la mort, j’ai failli pas le voir commencer l’école. (une larme, ou plus!)

J’ai eu peur. Peur de perdre ma mère, peur que ça se termine là mon parcours. La vie nous est prêtée, on ne sait pas quand on va nous l’arracher. Ça te shake quelqu’un.

Quand je suis revenue de mes 6 jours d’hôpitaux américains, tout avait changé. Je devais prendre les rennes. Écouter mes ambitions et surtout, honorer mes valeurs.

J’ai donné ma démission

Hier, le 12 avril 2018, j’ai donné ma démission du gouvernement provincial. Tout ce que tu viens de lire avant a forgé ma décision.

Quand je me suis demandée si j’allais retourner dans mes paravents beiges pour la paye aux 2 semaines… j’ai compris que ça ne correspondait pas du tout à mes valeurs.

La famille, le dépassement de soi, l’entraide, la compassion, le sentiment d’appartenance, croire en ses rêves et encore mieux mettre tout en place pour les réaliser.

Je me suis choisis.

Quand mes garçons arriveront de l’école à 15h45 aujourd’hui, comme à tous les jours, je vais fermer les yeux, prendre un grand respire et je vais me rappeler oh combien ça n’a pas de prix que d’écouter ses valeurs et de vivre plus lentement, plus doucement.

Quand je regarderai le chemin parcouru, je serai fière. Parce qu’au fond ce n’est pas de donner ma démission qui me rend fière, mais bien le chemin que j’ai traversé pour y arriver.

Kat xox

Sage réflexion : N’aies pas peur de tomber, il suffit de se relever et d’apprécier les apprentissages que les obstacles nous livrent.

Maman x2 et entrepreneure depuis maintenant 2 ans, j'ai décidé de lancer mon blogue en septembre 2017 ! Ce besoin d'écrire et de livrer mon message était palpable. Ma mission est de vous offrir du contenu divertissant, informatif et réconfortant. Dans le monde des affaires, c'est trop souvent beige. Ça manque de fantaisies. Spécialiste du marketing par courriel, je vous propose des articles qui vous feront aimer les mots autant que moi. En marketing on ne vend pas, on offre des solutions et je suis la reine des solutions. On s'assume ! Suivez-moi sur les différents médias sociaux, je suis très active.

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